Répression policière sur le campus de Lomé, la question d’image

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Au lendemain de la libération de sept des neuf étudiants arrêtés pour manifestations violentes sur le campus de Lomé, la question des images de l’événement publiées sur les réseaux sociaux, s’est invitée aux débats. Pour la raison que certaines photos ou vidéos ne sont nullement liées aux événements.

Il est avéré en effet que des internautes ont fait recours, et cela  à dessein, à des images « pirates » pour accabler davantage les forces de l’ordre. Mais avec un peu de recul, il est constatable que les images pirates en question, posent un problème plus général en ce sens que depuis l’avènement des réseaux sociaux, les manifestations hostiles, quelles qu’elles soient et surtout celles ayant donné lieu à des échauffourées entre la police et les manifestants, ont fait l’objet de distorsion de présentation ou de désinformation en termes d’images.

Cependant, dans le cas des échauffourées de la semaine dernière sur le campus, il y a eu pire que les images pirates. Au niveau même de la relation des faits, les versions ont varié selon les protagonistes de la crise et selon que l’on appartienne à la Ligue togolaise des  étudiants (LTDE) de Satchivi Folly ou à une  association estudiantine concurrente. La question essentielle portait sur l’origine des violences. A ce jour, il reste difficile d’établir ces circonstances du départ de ces violences avec certitude.

Dans l’objectif d’en finir avec la fluctuation des témoignages contradictoires et surtout pour mieux situer les responsabilités en pareille circonstance, il est important que le système d’encadrement des forces de l’ordre dispose de caméras embarquées incrustées dans les casques des agents. Ces caméras, ailleurs, sont devenues pratiquement des gadgets très prisés parce que utiles pour tourner des images témoins des événements. Les cars de police ou de la gendarmerie doivent en être aussi dotés, et une fois sur les  théâtres de leur intervention, disposées de façon à avoir une vue panoramique des événements.

Que ces outils soient disponibles sur le marché et en plus à des coûts qui soient  loin d’être prohibitifs mais que les autorités compétentes, n’en fassent pas usage dans des situations sensibles, porte à réfléchir sur leur volonté de démêler le vrai du faux dans des situations d’affrontement entre la police et les manifestants.

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