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Interview: « Les attentes des amis festivaliers et participants c’est de réussir à nous impacter nous-mêmes pour que nous soyons des modèles aujourd’hui et demain », TEBIE Aklesso Steve Secrétaire Général du FESCUAO

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Du 17 au 28 août, se tient à Ouagadougou au Burkina Faso, la 14ème édition du Festival Scientifique et Culturel des Clubs Unesco Universités de l’Afrique de l’Ouest (Fescuao) couplée cette année au 30 ème anniversaire de l’organisation. 

Le Fescuao regroupe le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger et le Togo.  450 jeunes étudiants issus des Universités des pays membres du Fescuao vont, durant 10 jours, prendre part à des activités scientifiques, culturelles et sportives à des actions de reboisement et humanitaires conformément au thème de cette édition en vue de promouvoir des valeurs de paix et de sécurité dans la sous-région. De Ouagadougou Steve Aklesso Tèbiè fait le bilan des préparatifs et présenté la l’édition 2017.

Monsieur le Secrétaire général nous sommes à quelques heures de l’ouverture officielle de la 14ème  édition du Fescuao quel bilan faites-vous des préparatifs ?

Steve Aklesso Tèbiè : Je voudrais avant tout présenter toutes mes condoléances au peuple burkinabé et ma compassion à toutes les familles touchées par l’attaque du Café Aziz Istanbul. Et de préciser que c’est pour prévenir ces genres d’agression, fortement condamnée par notre organisation, que nous initions des rencontres comme le Fescuao afin de nous former et nous appeler a l’unisson pour construire nos pays respectifs et par là assurer le développement de notre sous-région.

Le Festival Scientifique et Culturel des Clubs Unesco Universitaires de l’Afrique de l’Ouest, est un creuset de la jeunesse Ouest africaine qui a lieu chaque deux ans dans l’un des pays membres. C’est un cadre qui regroupe plus de 450 jeunes leaders dans la capitale du pays organisateur. Donc pour accueillir tout ce monde, il faut s’y prendre très tôt. De notre côté, nous avons entamé les préparatifs dès le mois d’avril 2016 à Cotonou au Bénin avant de nous retrouver en octobre à Ouagadougou pour installer le Comité National d’Organisation (CNO). Après dix (10) mois de travaux, c’est un bilan satisfaisant.

Le Fescuao comme vous l’avez dit est un grand rassemblement de jeunes universitaires qui regroupe six (6) pays de la Cedeao. Parlez-nous de ce cadre, de ses objectifs ?

S.A.T : Le Fescuao, a été créé en 1987 ici au Burkina Faso précisément à Ziniaré, par nos aînés, anciens membres des Clubs Unesco Universitaires de nos pays respectifs, lors d’un camp de reboisement. Et depuis lors, le Fescuao s’est progressivement transformé en une grande instance de réflexion, appelée « Rescuao : Réseau des Clubs Unesco Universitaires de l’Afrique de l’Ouest », un creuset pour la participation des jeunes à l’atteinte de nombreux défis majeurs dans la sous-région. Ce cadre d’intégration panafricaine fortement structuré ambitionne de contribuer à la promotion de l’unité africaine par le biais de la Science, de la Culture et d’œuvrer pour la consolidation de la paix dans le monde. Pour atteindre cet idéal, nous avons des objectifs que je peux résumer en un seul « travailler en faveur de l’intégration des peuples ».

Alors à partir du 17 août Ouagadougou est la capitale de l’intégration à travers votre institution. Quel est le menu de cette édition 2017 ?

S.A.T : Oui la pierre angulaire de cette rencontre repose sur la richesse de nos activités qu’on peut repartir en trois ordres.
D’abord le côté scientifique, ensuite l’artistique et le culturel et enfin le côté social. Mais avant le déroulé de toutes les thématique il y aura le volet solennel et officiel de l’événement. C’est, notamment, la cérémonie officielle d’ouverture des festivités qui se tient demain et placée sous les auspices des autorités burkinabé. Après cette phase, les délégations se retrouveront autour des débats d’idées à travers les différentes communications, réparties par pays et sur des thématiques diverses et variées. Ensuite, suivront les prestations artistiques et culturelles où chaque pays est tenu de présenter une pièce de théâtre (45 minutes), des spectacles de danse traditionnelle et moderne (45 à 60 minutes). Par ailleurs, les participants suivront des ateliers de formation sur plusieurs thématiques dont la danse, le leadership, la gestion des projets, la gestion des conflits, le graphisme, la gestion de site internet. En parallèle un village touristique est animé chaque soir par des danses, contes, défilés de mode et expositions sur chaque pays présent.
Au plan social, il y aura un don de vivres à un orphelinat, la mise en terre de plants à Ziniaré où le Fescuao est né et la construction d’un jardin du Fescuao dans la cité universitaire de Kosodo. Vous comprendrez que je ne peux pas tout dire ici, mais sachez déjà que ce sont 10 jours pleinement chargés que nous vivrons ici à Ouagadougou.

Après 13 éditions à quelles particularités peut-on s’attendre pour  cette rencontre ?

S.A.T : La particularité de l’édition 2017 c’est la célébration des trente (30) ans de l’Institution qui est incluse dans le programme d’activités. Si non il n’y a pas plus particulier que des jeunes leaders, encore étudiants, s’inscrivent, et ce, durablement dans l’intégration des peuples depuis trente (30) ans. Ceci est déjà en soi une particularité que de se soucier de l’avenir de notre espace commun avec toutes ses agitations qu’on rencontre çà et là, comme l’attaque perpétrée contre le Café Aziz Istanbul dimanche dernier. Les jeunes que nous sommes, devrions chercher, nous-mêmes à être particuliers dans nos comportements au lieu de se prêter à des actes barbares de ce genre. Des actes que notre organisation condamne fermement. Et à l’issue de cette rencontre je crois que notre espace communautaire disposera de véritables « Citoyens du monde ».

Vous venez de préciser que votre institution a 30 ans cette année. Quel bilan faites-vous de ce parcours?

S.A.T : Je voudrais féliciter tous mes prédécesseurs, les anciens notamment et ceux qui vont nous succéder dire que la barre est déjà très haute. Parce que le bilan est satisfaisant. Tant d’acteurs de   développement formés à travers les Clubs de base et l’organisation  elle-même. Et le plus important c’est le rôle de médiateur qu’on reconnaît à tous ces Club UNESCO   membres   de notre réseau dans leur pays respectif.

Difficultés, défis et les perspectives que diriez-vous monsieur le Secrétaire Général ?

S.A.T : Pour   les   difficultés   que nous rencontrons elles sont-énormes,    très   énormes mais nous les avons toujours surpassées à chaque édition. La jeunesse  est connue pour ce qu’on appelle « la politique de la main tendue » oui il faut tendre la main. Pour apprendre des aînés nous devrions agir par nous-mêmes ceci pour la création d’un espace communautaire meilleur. Et pour cela, le Comité National d’Organisation bouscule et cherche par tous les moyens à nous garantir un meilleur séjour avec l’aide et le soutien de l’Etat Burkinabé. C’est pourquoi nous convions tous les amis au partage d’idées et d’expériences visant des avancées   notoires   dans   nos différents Etats et sur les plans scientifique et culturel, dans les domaines relatifs à la culture de la paix, à la démocratie, à l’intégration des peuples, à la vulgarisation des idéaux de l’Unesco, à  l’emploi  des jeunes, aux problèmes liés à l’environnement et au développement durable. En guise de conclusion et pour les attentes des amis festivaliers et participants c’est de réussir à nous impacter nous-mêmes pour que nous soyons des modèles aujourd’hui et demain.

Propos recueilli à Ouagadougou Burkina Faso par Ali Maman du journal Nigérien « Le Sahel »

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